J11 (New-York)

J’emprunterais mes premiers mots à ce cher Louis Ferdinand Céline qui, dans le « Voyage au bout de la nuit » décrit l’arrivée à New-York en ces termes : « Figurez-vous qu’elle était debout leur ville, absolument droite. New York c’est une ville debout. On en avait déjà vu nous des villes bien sûr, et des belles encore, et des ports et des fameux mêmes. Mais chez nous, n’est-ce pas, elles sont couchées les villes, au bord de la mer ou sur les fleuves, elles s’allongent sur le paysage, elles attendent le voyageur, tandis que celle-là l’Américaine, elle ne se pâmait pas, non, elle se tenait bien raide, là, pas baisante du tout, raide à faire peur. »
C’est ça la première impression, la verticalité. La deuxième, c’est le gigantisme… Manhattan est énorme, cadrillée, se lançant vers le ciel à qui mieux mieux dans une folie disparate d’architectures les plus diverses avec cet unique souci de la verticalité la plus conquérente.
La troisième impression c’est le grouillement : la ville fourmille terriblement, des travaux à chaque coin de rue s’agitants de jour comme de nuit, les automobiles et les innombrables taxis sillonant rues et avenues au son du klaxon, les passants toujours pressés baladeur ou téléphone cellulaire vissé à l’oreille, marchent, courent, joggent, traversent, filent dans le metro, dans le bus sans un regard pour ce qui les entoure… Même dans Central Park, tout se fait vite, vélo, jogging, promenade des enfants, les newyorkais semblent ignorer la flânerie et l’on comprend mieux que les écrivains qui ont le mieux fait l’éloge de la lenteur et de la contemplation soient nés dans ce pays, en réaction à ce fourmillement incessant et s’éclairent d’un nouveau jour pour moi les lignes de John Muir, Henry David Thoreau, Jim Harrison, Emily Dickinson…

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4 réflexions au sujet de « J11 (New-York) »

  1. Cécile

    Impresionnant comme ville n’est-ce pas ! Imaginez la première fois que je l’ai découverte à 16 ans. Tout y est gigantesque, ça grouille tout le temps partout. Profitez en bien. Bisous

    PS : je suis d’accord, tes photos Laurent sont extra !

    Répondre
    1. Laugaut Auteur de l’article

      Merci Cécile, j’imagine le choc ! Toujours est-il que si nous avions le choix de vivre entre Montréal et New-York notre choix serait Montréal sans hésiter ! NY est une ville de fous !

      Répondre

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